Il y a un peu moins d'un mois, un projet de loi a été publié qui modifierait fondamentalement le droit d'accès aux forêts de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, notamment pour les vététistes. Actuellement, la pratique du vélo en forêt est généralement autorisée sur les « chemins balisés », la plus petite unité de terrain assimilable à un sentier. Le projet de loi prévoyait une distance minimale de 3,5 mètres, similaire à celle en vigueur dans le Bade-Wurtemberg. Face aux protestations venues de toute l'Allemagne, le ministère de l'Agriculture semble faire marche arrière. Le danger est-il écarté ? Il est temps de faire le point : quels enseignements les vététistes, notamment dans les autres Länder allemands, peuvent-ils tirer de cette initiative ?
Nous revenons en arrière. Le 7 mai, le DIMB (Groupe allemand d'intérêt pour le VTT) a reçu une [information manquante] dans le cadre d'un processus de consultation avec d'autres associations. Projet de loiEn Rhénanie-du-Nord-Westphalie, les législateurs ont esquissé un projet de loi sur les forêts domaniales, prévoyant notamment une révision des règles d'accès. Ce texte est particulièrement intéressant pour les vététistes : selon la proposition, la pratique du VTT en forêt ne serait autorisée que sur les routes, les chemins aménagés et les sentiers balisés, avec l'autorisation expresse du propriétaire forestier.
Cela signifie que l'accès à tous les types de chemins forestiers n'est plus automatique pour les vététistes. En l'absence de sentiers balisés (rares et dispersés), ils ne seraient autorisés à circuler que sur les chemins forestiers, qu'ils soient goudronnés ou non, d'une largeur minimale proposée de 3,5 mètres, qui ne correspondent en rien à l'environnement naturel d'un VTT.
On comprend aisément que le projet de loi ait suscité une vive indignation. Et les vététistes n'étaient pas les seuls à s'indigner des restrictions envisagées. L'Association touristique de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, par exemple, considère ce projet de loi comme une menace pour le tourisme VTT et gravel dans la région. Le nouveau droit d'accès aux forêts rendrait généralement plus difficile l'utilisation des sentiers forestiers, notamment pour éviter les routes à forte circulation.
Cliquez sur les institutions respectives pour lire leur déclaration :
« Le cyclotourisme est un pilier essentiel de l'industrie touristique en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Cependant, nous ne pourrons assurer son avenir que si nous sommes en mesure de répondre aux besoins de ce segment dans son intégralité, du cyclisme classique au VTT en passant par le gravel. »
Le projet de loi, dans sa forme actuelle, menacerait le tourisme VTT en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. La plupart des adeptes de VTT et de gravel apprécient particulièrement les petits sentiers. Ces dernières années, de nombreuses régions de Rhénanie-du-Nord-Westphalie ont investi spécifiquement dans ce secteur, en créant des offres adaptées en collaboration avec les propriétaires forestiers et grâce à des subventions. Ce faisant, elles ont recherché et trouvé un équilibre entre les intérêts des randonneurs, les impératifs de la protection de la nature et les besoins des cyclistes.
Si l'utilisation de ces pistes était interdite, les conséquences économiques seraient immédiates. Non seulement les investissements seraient vains, mais de nombreux cyclotouristes qui viennent actuellement en Rhénanie-du-Nord-Westphalie précisément pour ces aménagements se tourneraient probablement vers d'autres destinations à l'avenir.
La loi relative aux forêts du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie a été soumise à consultation publique sous forme de projet de loi, permettant ainsi aux organisations représentant les propriétaires forestiers, la sylviculture, la protection de la nature et les usagers des espaces de loisirs de faire part de leurs observations. Cette consultation a suscité des interrogations du public, notamment concernant la pratique du vélo en forêt, certaines étant fondées sur des malentendus. Le ministère a pris ces critiques très au sérieux. Un point de malentendu majeur résidait dans la référence, dans le projet de loi, à un concept de construction de routes forestières, laissant supposer qu'il incluait des exigences relatives à la largeur des routes. Or, ce n'est pas le cas. La circulation à vélo sur les routes forestières est et restera autorisée. Ceci inclut également l'utilisation de vélos à assistance électrique (VAE) (homologués pour des vitesses allant jusqu'à 25 km/h) ainsi que de scooters de mobilité. L'utilisation des pistes VTT aménagées légalement demeure possible, de même que la création de nouvelles pistes homologuées. Aucune largeur minimale ni spécification relative à l'état des routes forestières n'est explicitement stipulée.
Le ministère de l'Agriculture et de la Protection des consommateurs considère le dialogue avec les associations et les groupes d'intérêt comme particulièrement important pour garantir que le droit d'accès aux forêts reste réglementé de manière pratique. De plus, l'utilisation des sentiers forestiers avec des vélos, des vélos à assistance électrique (homologués jusqu'à 25 km/h) et des vélos électriques ainsi que des fauteuils roulants est toujours autorisée.
Les activités suivantes sont et restent interdites dans la forêt : la conduite hors-piste, la conduite de motos, de cyclomoteurs ou de vélos à assistance électrique (homologués jusqu'à 45 km/h), la création de pistes ou de rampes de course illégales.
L’objectif demeure de promouvoir une coexistence respectueuse entre tous ceux qui recherchent des loisirs en forêt et de préserver la forêt et toutes ses fonctions. Les conflits d’usage potentiels doivent être désamorcés et équilibrés grâce à un dialogue renforcé entre les parties prenantes. L’objectif principal de l’État reste de maintenir les fonctions protectrices, productives et récréatives de la forêt. À cet égard, nous nous référons à la Stratégie forestière de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, récemment publiée. Dans le cadre du processus de consultation des associations, il est désormais essentiel d’intégrer les préoccupations des associations et groupes d’intérêt participants dans le processus législatif ultérieur et de parvenir à un équilibre. Aucun favoritisme ne sera accordé à un groupe en particulier.
« Nous recevons actuellement de nombreuses demandes de renseignements concernant le projet de modification de la loi en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Le projet nous a été transmis mercredi dernier dans le cadre de la consultation des associations. La date limite pour soumettre des observations officielles est le 8 juin 2026. Nous sommes en contact avec d'autres associations sur ce sujet. Parallèlement, nous tenons nos membres et l'ensemble de la communauté informés des dernières évolutions via notre site web et nos réseaux sociaux. »
La réglementation actuelle, qui autorise la pratique du vélo sur les « chemins balisés », a fait ses preuves depuis plus de 25 ans et offre des indications claires et pratiques en forêt. La question du VTT a déjà été largement débattue lors du processus législatif de l'an 2000 ; un règlement supplémentaire concernant la largeur des chemins a été délibérément rejeté par le Parlement à cette époque. Le maintien de cette réglementation éprouvée sur les « voies fixes » est logique de notre point de vue, car elle permet une utilisation intensive du réseau de voies existant par les cyclistes. Vous trouverez un commentaire détaillé à ce sujet sur notre site web.
La formulation proposée pour le terme « voies », défini comme « chemins forestiers pavés ou naturellement stables » qui, selon la note explicative, « peuvent être utilisés par des véhicules à deux voies non tout-terrain », limiterait de fait la pratique du vélo à quelques larges chemins forestiers. De larges portions du réseau de sentiers existant seraient ainsi rendues inutilisables. Ceci affecterait non seulement le VTT, mais aussi le gravel, la randonnée et le cyclisme de tous les jours.
Parallèlement, nous saluons l'intention du corps législatif de désigner des sentiers supplémentaires. Nous participons activement à ce processus, en nous appuyant sur les directives et études existantes en matière de gestion des visiteurs et en proposant des offres attrayantes. Cependant, ces sentiers spécialement aménagés ne peuvent être considérés que comme un complément au réseau existant. Une désignation exhaustive des sentiers est entravée par les droits de propriété, les impératifs de conservation de la nature et la complexité des procédures d'autorisation. C'est pourquoi l'accès au réseau de sentiers existant est essentiel dans tout l'État pour garantir une pratique du VTT respectueuse de l'environnement, à proximité immédiate de votre domicile.
La pratique du vélo en forêt contribue de manière significative aux loisirs, à la santé et, le cas échéant, au tourisme locaux. La réglementation en vigueur témoigne de son efficacité et de son harmonie avec la nature et les autres usagers depuis des années. C'est pourquoi nous préconisons le maintien de cette réglementation. Restez informé(e) des dernières actualités via nos réseaux.
[...]
Quel est l'état actuel ?
Le 13 mai 2026, le ministère de l'Agriculture et de la Protection des consommateurs du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie a lancé une consultation auprès des associations sur le « projet de loi visant à modifier la loi sur les forêts domaniales et la loi sur les forêts communautaires ».
Le projet de loi propose des restrictions importantes concernant la pratique du cyclisme en forêt.
Conformément à l'article 2, paragraphe 2 du projet, seul le cyclisme sera autorisé à l'avenir. "dans les rues et itinéraires ainsi qu'avec le consentement du propriétaire de la forêt et de l'autorité forestière sentiers balisés" Cela peut être autorisé.
Le projet définit Itinéraires frigorifiques "routes forestières pavées ou naturelles" .
La justification explique cela plus en détail : «Avec leurs attaches artificielles ou naturelles sol ferme et la largeur de leur chemin Ces chemins sont généralement conçus de telle sorte qu'ils soient... Les véhicules à deux voies, non tout-terrain, peuvent y circuler.. (...)
Sentiers étroits sur un sol naturel ferme et pistes de dérapage non pas la qualité du chemin un pour le Circuler à vélo sur l'itinéraire désigné. Options Indications de la méthode de construction habituelle et les limites habituelles d'un parcours cycliste route forestière appropriée peut-on publier Décret relatif à la construction de routes forestières en forêt Extrait du 23 mai 2023.
Dans la citation Décret relatif à la construction de routes forestières en forêt Une largeur de voie standard de 3,5 mètres est spécifiée.
Les modifications prévues sont conformes à la réglementation précédente (« sur les routes et chemins établis« ) une restriction importante concernant la pratique du vélo en forêt. En pratique, cela interdit de fait le vélo sur tous les chemins étroits, ce qui signifie que seules les larges routes forestières sont officiellement autorisées – en substance, une « règle des 3,5 mètres à la sortie de la forêt ».
La situation juridique actuelle en Rhénanie-du-Nord-Westphalie « chemins établis » et vous trouverez un commentaire connexe ici : Rhénanie-du-Nord-Westphalie | DIMB
Quelle est la prochaine?
Nous analyserons en détail le projet de loi dans les prochains jours et préparerons une première déclaration. Nous étudions également d'autres possibilités de participation et vous demandons de patienter encore un peu et de vous abstenir de toute action indépendante.
La date limite pour la déclaration officielle des associations participantes est le 8 juin 2026. Nous solliciterons également des discussions avec d'autres associations dans les prochains jours. […]
"Mise à jour du 23.5.2026"
Le ministère nous a fait la déclaration suivante dans une lettre :
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Évaluation DIMB : Nous pensons que cela maintiendra le cadre juridique actuel et nous entamerons un dialogue avec le ministère. Nous vous tiendrons informés des derniers développements ici.
"Mise à jour du 27.5.2026"
Aujourd'hui, avec les autres associations membres de Équipe de compétences et de coordination VTT en Rhénanie-du-Nord-Westphalie (KKT NRW), une conversation avec le Ministère du Landwirtschaft et de la Verbraucherschutz des Landes Nordrhein-WestfalenLe ministère maintient sa position. Message de la semaine dernièreLa pratique du VTT en forêt sur le réseau de sentiers existant doit être maintenue comme auparavant. Aucune déclaration définitive ne peut encore être faite concernant le libellé exact du nouveau projet de loi, mais il a été assuré qu'au moins la réglementation actuelle restera en vigueur et qu'il n'y aura donc aucune détérioration de la situation. Nous remercions toute la communauté VTT pour son engagement au cours des dernières semaines et nous nous réjouissons de poursuivre une coopération constructive avec le ministère au niveau associatif.
Face aux protestations suscitées par le projet d'amendement, le ministère de l'Agriculture et de la Protection des consommateurs de Rhénanie-du-Nord-Westphalie a jugé nécessaire de publier un communiqué le 27 mai afin d'apaiser les tensions. Ce communiqué précisait qu'il n'était pas question de soumettre la pratique du cyclisme en forêt à des conditions telles qu'une largeur minimale ou un état de surface particulier. La circulation à vélo sur les sentiers balisés restait autorisée.
Quatre jours plus tard, le DIMB, en collaboration avec l'équipe de compétences et de coordination VTT de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, a pu s'entretenir avec le ministère. Ce dernier les a assurés que la réglementation en vigueur resterait applicable et que l'accès des vététistes ne serait pas affecté. Globalement, ils ont convenu de maintenir le cadre juridique actuel, jugé préférable.
Qu’est-ce qui est important pour l’avenir ?
Pour la communauté VTT de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, le maintien du statu quo n'est pas encore assuré. Pourquoi, par exemple, les législateurs ont-ils jugé nécessaire de modifier les articles pertinents de la loi sur l'accès à la forêt s'ils n'avaient aucun intérêt à rendre l'accès aux sentiers forestiers plus difficile pour les cyclistes ? Il est important de rester prudent, mais tous les acteurs concernés peuvent être fiers d'avoir obtenu cette réaction du ministère. Il y a certainement lieu d'espérer une issue favorable. Quoi qu'il en soit, voici ce qu'il faut retenir pour la prochaine fois :
- Faites du bruit ! Le VTT n'est plus un sport de niche – sa large communauté de pratiquants devrait avoir la confiance nécessaire pour être représentée en conséquence dans l'espace public.
- Ne vous laissez pas être diviser! Le VTT est un sport diversifié, offrant de nombreuses occasions de rivalité entre différentes disciplines et groupes. Mais c'est ensemble que nous sommes forts.
- Organisez-vous ! Rejoignez ou créez un club local. L'adhésion à DIMB offre à ceux qui nous soutiennent des arguments financiers solides.
- Ne fais rien de stupide ! Il suffit d'une seule brebis galeuse pour donner une mauvaise image à tous les vététistes.
DIMB fournit des informations sur son Site Web à propos des développements futurs et souhaite la bienvenue aux nouveaux membres.
